Un voûte sans âge

    Elle était proprement gigantesque et ils n’estimaient sa taille que par la portée de leur voix rebondissant à l’infini sur les structures de glace. Le plafond était haut et torturé, des séracs le balafraient en différents endroits, tandis qu’à d’autre il était lisse et lustré par le suintement d’une eau libre affranchie d’impuretés. Des rocs, des pierres taillées et des galets de moindre grosseur s’enchâssaient dans sa matrice plus grise que bleutée. C’était là une voûte sans âge qui se mouvait encore après des millénaires, mêlant à sa chair des souvenirs du lac où des terres émergées qui l’avaient précédé. Non sans trembler, les hommes imaginaient au-dessus de leur tête la masse fantastique du géant de glace et s’étonnaient que cette poche sous son ventre ait pu résister. On l’imputait à un sortilège et certains en appelèrent à la protection des Trois…

extrait – Æsir, chapitre 4 : le jour de Glace.

 
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