Un rêve néfaste

    L’aspect des lieux leur provoquait une peur indicible, sentiments et perceptions mêlées, de passer si près de la mort qu’elle pouvait d’un geste vous happer. Les douze silhouettes armées s’avançaient dans les corridors désolés de la citadelle, avec l’impression de se mouvoir dans un rêve néfaste. Les portes ne s’ouvraient jamais sur ce que l’on pensait, d’aucunes sur le vide, d’autres sur des capharnaüms indescriptibles. Le froid était partout qui suçait l’énergie des corps avec gourmandise et avidité, vous laissant la prenante sensation du contact d’un démon. Des couloirs couraient parfois jusqu’à se rétrécir et disparaître soudain, sans issue. Des escaliers tortueux les menaient vers un enfer de silence, sous des colonnes hautes comme cinq hommes et des cintres dont les sculptures outragées dégoûtaient de méchanceté…

extrait – Æsir, chapitre 11 : les jours nés du sang.

 
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