Un géant assoupi

    La foule l’entraîna jusque sur le port. Sur le fond aigue-marine de la chaîne nordique, le glacier qui recouvrait, en partie, le lac miroitait d’un éclat sélénique. On le disait épais d’une lieue à certains endroits, il culminait sur les eaux du lac comme un géant assoupi, sa partie basse, celle qui fondait doucement durant les chaudes lunaisons, formait comme deux bras courbés vers le rivage. Bien que la plus grande portion de l’étendue lacustre fût prise par la glace, elle restait une source poissonneuse importante quelle que soit la saison…

extrait – Æsir, chapitre 2 : le jour de Glace.

 
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