Toute vêtue d’obscurité

    Il cessa d’écrire. Il n’avait plus d’encre et des bruits de pas le figeaient sur place, la plume entre les doigts, inutile, immobile. Un pantin abandonné dans un coin sans quiconque pour actionner ses ficelles. Alors, elle entra, toute vêtue d’obscurité, sa chevelure sombre et l’élancement de sa taille souligné par les méplats d’une étoffe qui semblait boire la noirceur de la pièce. Sa main droite était recouverte d’un gantelet d’argent jusqu’à l’extrémité de ses ongles. Elle claqua des doigts et des chandelles s’enflammèrent…

extrait – Æsir, chapitre 1 : le jour dernier.

 
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