Son premier souvenir d’Hyperborée

    Sa route avait été si longue depuis les territoires l’ayant vue naître. Mais son premier souvenir d’Hyperborée était indissociable du plaisir qu’elle avant ressenti à contempler les ruines de l’empire d’Atlantis. Au moyeu du royaume valusien qui avait conservé, plus qu’aucun autre en Borée, sa grandeur d’avant le chaos, il lui avait fallu jouer de prudence, se dissimuler parmi les ombres, craindre que des agents de Nô ne la guettent en silence. Partout, la marque des Atlantes, leur science se faisait voir et connaître, partout, elle s’était sentie épiée. Mais lorsqu’elle avait passé la frontière avec la Karmélie, elle s’était libérée de cette antagoniste influence. Sur les bords de l’océan, le cataclysme avait été si dévastateur qu’il semblait même que la terre et son lit de roche aient été dévorés par la mer, purifié des empreintes millénaires des Atlantes qui en maître, en colon l’avait parcourue…

extrait – Æsir, chapitre 9 : l’ombre des jours.

 
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