Remuer dans le clos

    Ils entrèrent dans la demeure du fermier et on les accueillit avec courtoisie dans la pièce commune. La seule de la maison qui put porter ce nom, d’ailleurs, car il n’y avait pas d’étage, la toiture coulait presque jusqu’au sol, au fond de l’habitation, les mouflons y pouvaient tenir debout, mais pas leurs hôtes. Près du clédar dormaient les quatre plus jeunes enfants du fermier, son aîné était mineur. La proximité des bêtes qu’on voyait remuer dans le clos et la clarté des flammes du foyer, quelques pierres assemblées en rond au-dessous d’un trou dans le faîtage, rendait l’endroit chaleureux. Le sol de terre nue était jonché d’aiguilles de résineux. Il y avait un banc, un genre de table, et des resserres tressées pendaient contre les murs pour accueillir les maigres possessions des habitants.

extrait – Æsir, chapitre 1 : les jours nouveaux.

 
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