Pousser la vague

    Se défaisant de sa courte pelisse, il s’installa en surcot sur un des bancs de nage resté vacant – le vent était bien suffisant pour les mener vers l’avant – et se mit à ramer dur, entretenant sa musculature et se déchargeant d’une partie de sa tension. Aux soldats qui se trouvaient sous son commandement direct, des bliauds bleus de Lød pour la plupart, ils exigeaient pareil exercice, tant pour les maintenir en forme que pour suppléer à l’équipage occupé aux manœuvres. Il y avait quelque chose d’entraînant à percer et pousser la vague, à mesurer dans l’aviron la violence de l’océan, son implacable puissance et son calme mystère. Le flot grossit encore et une ombre profonde tomba sur le faux-pont…

extrait – Æsir, chapitre 11 : Les jours nés du sang.

 
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