Perdurer par la vengeance

    La faim la tenaillait, l’eau était à peine suffisante pour éloigner la cuisante sensation de sécheresse dans sa bouche et sur sa langue, en plus de cette cruelle sapidité métallique qui témoignait de l’ultime extrémité à laquelle elle avait été rendue pour perdurer. Perdurer par l’âme, mais non par le corps. Perdurer par la vengeance. Et encore, et encore. Toujours le même geste, toujours le même bruit de frottement. Ses doigts crispés bleuissaient telle la mort, en place de son épaule, elle ne ressentait plus que crampes et contractures, mais elle maintenait sa pression sur la pierre nue. Elle affûtait une arme, aiguisait son esprit et acérait son cœur…

extrait - Æsir, chapitre 7 : contre-jour.

 
Ce contenu a été publié dans Fragments, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>