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Commoria

   — Le royaume de Commoria ne survécut à celui d’Hyperborée, colonie atlante, qu’une cinquantaine d’étés. Le roi n’avait pas d’héritier lorsqu’il mourut, les répercussions dramatiques du cataclysme s’atténuant permirent l’émergence d’antagonistes et de rivalités entre les puissants de Commoria. Une première faction, dirigée par un neveu du roi défunt, renversa le régent désigné par le Conseil des Trois et voulut s’arroger la succession. D’autres s’y opposèrent et finalement tous prétendirent au trône. Le royaume fut rapidement morcelé en de multiples contrées indépendantes, revendiquant le pouvoir central et l’appui des grands prêtres qui décidèrent de se retirer en leur temple d’Azula, trois fois consacré, déniant aux hommes l’arbitrage des dieux dans leur querelle et toute légitimité à se gouverner. Ils escamotèrent au passage le trésor royal, spectre, couronnes, bijoux, écrits, archives, mais c’est là une autre histoire…
    — Oui… et depuis, il n’y a que guerre entre voisins, d’aucuns voudraient se faire désigner roi, mais nul grand prêtre ne souhaite officier…

extrait – Æsir, chapitre 2 : les jours nouveaux.

 
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Genèse du roman

Æsir est mon premier roman achevé. Pas le premier à prendre forme dans l’écriture, pas le premier à germer dans mon esprit, mais le premier à se voir porté à maturité, à se conclure d’une fin qui me convienne. Cinq années ont passé depuis la première phrase posée sur le papier. Il s’agissait alors pour moi de rédiger une longue nouvelle intitulée Le jour dernier. Ce texte achevé, je n’ai pas su refermer l’écritoire, j’avais encore des choses à dire et j’avais fait mien ce lieu commun qui est de s’attacher à ses personnages.

Æsir se doit à diverses influences, les plus manifestes viennent sans doute de légendes nordiques, grecques et slaves. Il y a des auteurs dont je me suis nourrie, tels R.E. Howard et Clark Ashton Smith, précurseurs de cette Dark Fantasy qu’on nomme aussi parfois Sword & Sorcery et qui met en scène des guerriers aux prises avec des conflits dramatiques et des aventures épiques. Hyperborée… c’est sur un reflet des terres de ces deux grands magiciens des mots que se déroule Æsir. Je peux aussi ajouter à la liste de mes inspirations, les récits de M. Moorcock, J.R.R. Tolkien, Le Guin, Zelazny ou G.R.R. Martin qui m’ont fortement et durablement impressionnée jusqu’à rejaillir, sans doute, dans mes propres histoires.

D’autres influences me sont plus personnelles et constituent un pied de nez au sexisme et au racisme qui clapotent parfois sous la surface des textes de Howard. Le monde dépeint dans Æsir est violent, l’intrigue, pour beaucoup, tragique, mais j’espère aussi y avoir ajouté quelques notes d’humour, des messages d’espoir, de tolérance et surtout un appel à l’évasion.

 
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