Montre-moi la voie !

    Tiercelet des cimes, montre-moi la voie ! Il cligna des yeux sous l’éclat glacial des capuchons de neiges qui ornaient chaque sommet et sous la brûlure de l’air limpide et pur. Il baissa la tête le temps de soulager sa nuque puis tenta à nouveau de discerner dans l’azur le vol de quelques oiseaux de proie. Collé à la paroi en une étreinte salvatrice, il dansait d’un pied sur l’autre pour éviter les engourdissements qui précipiteraient sa chute. Mais il ne fallait point trop solliciter la roche de crainte qu’elle cède, alors c’était un pas de deux, lent et langoureux, qu’il devait mimer. L’équilibre des forces. Lorsqu’il fermait les yeux, c’était pour faire naître l’image d’une caresse à la montagne. Il se trouvait dans l’une des zones sauvages de son intimité. Un trop-plein de glace et de roc qu’aucun Æsirain ne connaissait vraiment, loin des voies souvent empruntées…

extrait – Æsir, chapitre 1 : le jour dernier.

 
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