Leur poids sur son corps

    Elle avait elle-même sonné l’hallali. D’autres s’agglutinèrent autour et sur elle et plus que leurs contacts mornes, glacés et curieusement anesthésiants, c’était leur poids sur son corps, ce qu’il présageait, qui la fit paniquer et se débattre dans ses liens, précipitant la torture. Les choses s’engouffrèrent sous les courtepointes, la léchèrent, la vicièrent de leurs tentacules suintants du pus. Elle sanglota, se désespéra de sa prison, n’arrivant pas même à crier assez fort pour couvrir les gémissements d’extase qui résonnaient à même sa peau dont ils n’épargnèrent, dans leurs attouchements pas une seule partie, ni la plus infime ni la plus intime. Elle voulut mourir, en appela à la grâce de l’inconscience quand elle sentit une chose dure et raide grimper entre ses jambes…

extrait – Æsir, chapitre 7 : contre-jour.

 
Ce contenu a été publié dans Fragments, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>