Les rondaches de bois

    Encore un instant, encore un battement de cœur et… Maintenant ! Il tonna l’ordre de tirer à plein poumon et les flèches empennées de bleu et de blanc saillirent vers le ciel. Le nuage de dards se désagrégea au faîte de la colline, sur son pan sud. S’ils forèrent des peaux, des yeux et des poitrails, ce n’était pas encore assez, il fallait recommencer. Encore et encore. Jusqu’à l’épuisement du bras de traction, les doigts cisaillés par la corde, l’œil larmoyant à force de viser. Là-bas, l’adversaire devait craindre cette mort tombée du ciel, contre laquelle les rondaches de bois étaient parfois trop lentes à s’opposer…

extrait – Æsir, chapitre 10 : Jours de guerre.

 
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