Les notes fluettes de son clapot

    Les trois compagnons attendirent que la nuit fût plus sombre en se restaurant un peu. Puis ils s’en furent, s’éloignant de la muraille, en direction de la rive, avançant rapidement en terrain découvert, se détendant un peu chaque fois qu’ils pouvaient rejoindre un bosquet, un arbre ou le creux d’un talus. À mesure qu’ils se rapprochaient du lac, ils discernaient les notes fluettes de son clapot et son odeur d’eau et de glace si caractéristique. Au sommet des murs, les feux scintillaient et des ombres se découpaient parfois sur le chemin de ronde. Ils ne croisèrent personne, les alentours de la ville semblaient morts, et le froid nocturne s’en venait mordant. Encore une demi-lune et Lød connaîtrait ses premières neiges. Ensuite, il n’y aurait plus que le gel et l’attente pendant de longues lunaisons jusqu’à une nouvelle belle saison…

extrait – Æsir, chapitre 8 : Percer à jour.

 
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