Le cercle de terre

    Dans d’autres tentes, la livrée était d’argent, mais au cœur s’allumait la même appréhension. Le tournoi n’était plus tant un jeu ou une exhibition depuis que des carrières et des fortunes s’étaient faites dans le cercle de terre, que par son intérêt ou son oisiveté le prince précipitait l’issue du combat. À cette foule venue pour les acclamer, les preux devaient prouver leur valeur, à ce prince qu’ils protégeaient, qui les entretenait, ils devaient démontrer leur probité et leur obéissance. Pour le spectacle plus que pour mimer la guerre, en laquelle la lance pour les fantassins, le scramasaxe ou la dague, en combat rapproché, étaient privilégiés, les hommes useraient d’épées longues de plus de deux coudées qui accompagnaient habituellement le côté des cavaliers. Cependant, aux premiers sangs, à part en cas d’interjection du prince, l’affrontement s’achèverait…

extrait – Æsir, chapitre 6 : les beaux-jours.

 
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