Le bruit étouffé de pas

    Il déboucha dans la ruelle et confia son chemin au hasard en prenant sur sa droite. Il se trouvait dans les quartiers hauts de la cité, ceux jouxtant le palais. Les maisons y étaient plus prospères, de pierres parfois et disposant d’un étage. À l’intersection avec une rue plus passante, il suivit instinctivement la direction des bas-fonds, laissant, dans son dos, la masse sombre du second mur d’enceinte qui dessinait son profil de géant sur les cieux nocturnes. Les faces aveugles des masures ne le renseignèrent pas, l’obscurité pénétrait jusqu’aux rigoles récoltant la fange mais, par moment, il avait l’impression d’entendre devant lui le bruit étouffé de pas, le cliquetis de la boucle d’un ceinturon…

extrait – Æsir, chapitre 8 : percer à jour.

 
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