L’aile ouest

Avec un pauvre sourire, Akânelor vint s’assoir aux côtés de sa cadette.
— Nous sommes dans l’aile ouest, ma chère. Ici, nul ne voudra nous rechercher. Garr moins que tout autre, il n’est pas spécialement courageux.
— Mais elle ! Ne va-t-elle pas nous découvrir ?
— Je ne le crois pas, nous sommes si insignifiantes face à sa puissance…
Et sa voix se perdit, au même titre que son regard, dans les flammes jaunes qui crépitaient dans l’âtre.
— J’ai peur, Akânelor. Ne devrions-nous pas nous cacher ailleurs ? Attendre que Garr ne s’épuise et aller à la bibliothèque ?
— Et se confronter aux ombres en pleine nuit ? Non. N’agitons pas sa toile sous nos pas. Ici, je nous crois en sécurité et nous avons besoin de sommeil…

extrait – Æsir, chapitre 5 : Nuit et jour.

 
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