Commoria

   — Le royaume de Commoria ne survécut à celui d’Hyperborée, colonie atlante, qu’une cinquantaine d’étés. Le roi n’avait pas d’héritier lorsqu’il mourut, les répercussions dramatiques du cataclysme s’atténuant permirent l’émergence d’antagonistes et de rivalités entre les puissants de Commoria. Une première faction, dirigée par un neveu du roi défunt, renversa le régent désigné par le Conseil des Trois et voulut s’arroger la succession. D’autres s’y opposèrent et finalement tous prétendirent au trône. Le royaume fut rapidement morcelé en de multiples contrées indépendantes, revendiquant le pouvoir central et l’appui des grands prêtres qui décidèrent de se retirer en leur temple d’Azula, trois fois consacré, déniant aux hommes l’arbitrage des dieux dans leur querelle et toute légitimité à se gouverner. Ils escamotèrent au passage le trésor royal, spectre, couronnes, bijoux, écrits, archives, mais c’est là une autre histoire…
    — Oui… et depuis, il n’y a que guerre entre voisins, d’aucuns voudraient se faire désigner roi, mais nul grand prêtre ne souhaite officier…

extrait – Æsir, chapitre 2 : les jours nouveaux.

 
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