Attirées par sa frayeur

    Elle était entièrement nue, allongée sur une couche un peu dure, protégée du froid par de lourdes courtepointes, mais non moins ficelée aux poignets et aux chevilles, les cuisses largement ouvertes. Elle sentit naître un sanglot du plus profond de sa gorge et, se remémorant la douleur qui accompagnait son souffle, se força à le réprimer. Mais ses yeux n’en rebondissaient pas moins sur les ondes fuligineuses et mouvantes qui convergeaient vers le lit, comme attirées par sa frayeur. L’une de ces choses, molle et filandreuse, tantôt fine tantôt condensée en amas glaireux, vint jusqu’à presque effleurer son cou, faisant mine de vouloir couler sous les couvertures…

extrait – Æsir, chapitre 7 : contre-jour.

 
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